Il existe cinq styles courants de névroses au sein des entreprises. En tant que pigiste, il est important de pouvoir les reconnaître rapidement.
Le style paranoïaque décrit une entreprise dont le principal souci est les renseignements et la surveillance. Celle-ci mettra en œuvres différentes techniques pour suivre les changements de ses concurrents ainsi que de contrôler parfaitement les opérations effectuées à l’interne. Un point intéressant de ce style est que les dirigeants partageront les informations avec leurs subordonnées.
Cependant ils auront tendance à trop partager, ce qui ralentira leur processus décisionnel. De plus, ce style favorise la centralisation du pouvoir au profit des décideurs. Par ce fait, ceux-ci peuvent garder un contrôle exhaustif sur leur personnel. Ces entreprises sont généralement conservatrices, ce qui les empêche de dépasser leurs concurrents.
Le style compulsif décrit une entreprise dont chaque détail est préparé soigneusement en avance selon un protocole strict. Contrairement au style paranoïaque, ce type d’entreprise vise seulement le contrôle des processus interne. Les organisations compulsives préfèrent les structures hiérarchiques. Ainsi, en établissant plusieurs paliers, elles donnent à l’individu son importance selon sa position. Pour qu’une entreprise compulsive puisse survive, son environnement doit être stable et être exempt de toute menace. Dans le cas contraire, l’entreprise risque de ne pas pouvoir suivre les nouveautés du marché et ainsi laisser plus de place à ses compétiteurs. La structure de ces entreprises s’apparente à la bureaucratie mécaniste, puisque les tâches sont fortement spécialisées et qu’elles utilisent des procédures standardisées. Elles sont aussi caractérisées par une culture forte, puisque ses valeurs sont difficiles à changer.
Les entreprises de style théâtral sont aventureuses, impulsives et aiment ignorer les dangers découlant de leurs décisions. Elles vont généralement s’endetter fortement pour s’assurer d’être toujours sous les feux de la rampe dû à leurs stratégies ambitieuses. Elles visent une croissance continue et sont généralement dirigées par des individus narcissiques et imbus d’eux même. Pour s’assurer de leur croissance, ces entreprises iront jusqu’à acheter des organisations qui œuvrent dans des domaines complètement différents et ce, même s’ils ont qu’une connaissance très limitée de ce marché. Par conséquence, elles finiront par toucher plusieurs marchés, sans toutefois s’être spécialisées. Ce type d’entreprise est basé sur une structure simple et une culture faible, puisque le pouvoir est centralisé entre les mains du dirigeant.
Les organisations dépressives sont caractérisées par un manque d’assurance, de dynamisme ainsi que de la stagnation de leurs opérations. Ce style d’entreprise agit comme un automate, soit de manière répétitive et ordonnée. En fait, une métaphore pour les représenter serait celle d’une machine bien huilée, comprenant une multitude d’engrenages mais fonctionnant au même rythme depuis plusieurs années. Cette machine aurait été bâtie selon des normes dépassées, mais elle pourrait fonctionner sans aucune intervention humaine. Généralement, les dirigeants de ce style d’organisation ont perdu le goût de la diriger.
Les entreprises schizoïdes sont définies par l’absence de direction de leurs présidents. Ceux-ci préfèrent fuir les décisions plutôt que de risquer d’imposer leur choix. Par conséquence, l’entreprise devient un lieu d’affrontement où les subordonnés ambitieux tenteront de gagner l’estime de leur chef. Cependant, ce type d’entreprise peut fonctionner normalement si la personnalité des dirigeants peut combler les lacunes de leur président. Généralement, le président névrosé distribue le pouvoir décisionnel à ses subordonnés puisqu’il ne peut lui-même prendre de décisions.
Avez-vous recontré ces types d'entreprises lors de vos contrats?
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